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Et si le symptôme avait quelque chose à nous dire?

il y a 7 heures
3 min de lecture

Un mal de tête apparaît. Le ventre se noue. Une tension revient. Le sommeil devient difficile. Une émotion prend toute la place. Notre premier réflexe est souvent trouver une solution pour que cela s’arrête au plus vite. Et c’est parfaitement naturel. Lorsqu’une sensation est désagréable, nous cherchons à retrouver du confort. Nous voulons calmer, soulager, faire disparaître ce qui dérange. Mais il existe peut-être une autre question à se poser en parallèle. Et si, avant de chercher uniquement à faire taire ce qui se manifeste, nous prenions aussi le temps de l’écouter ?


Écouter son corps autrement

Notre corps nous renseigne constamment sur notre état. À travers les sensations, les tensions, la fatigue, les émotions ou les changements que nous percevons, il nous donne des informations sur ce que nous sommes en train de vivre. Cela ne signifie pas qu’un symptôme possède nécessairement une origine émotionnelle ou qu’il faudrait chercher une explication cachée derrière chaque manifestation du corps. Un symptôme physique peut avoir de nombreuses causes et nécessite parfois une prise en charge médicale. Mais prendre soin de ce qui se manifeste n’empêche pas de se demander également.

Qu’est-ce qui est présent pour moi en ce moment ?

Qu’est-ce que je ressens réellement ?

Depuis quand ?

Que se passe-t-il dans ma vie actuellement ?

Qu’est-ce que cette situation vient toucher en moi ?

De quoi aurais-je besoin aujourd’hui ?

Parfois, quelque chose apparaît immédiatement.

Et parfois, le mental n’a tout simplement pas la réponse.


Quand réfléchir davantage ne suffit plus

Nous pouvons passer beaucoup de temps à essayer de comprendre ce qui nous arrive. Analyser. Chercher des explications. Retourner une situation dans tous les sens. Pourtant, revenir à soi ne passe pas toujours par davantage de réflexion. Cela peut aussi commencer par ressentir. Revenir au souffle. Au corps. Aux sensations. À une émotion. À ce qui se passe ici et maintenant, avant même de chercher à l’expliquer. Et c’est précisément là que l’olfaction peut devenir intéressante. Une odeur ne nous laisse pas toujours le temps de réfléchir. Elle peut nous plaire ou nous déranger immédiatement. Évoquer un souvenir. Faire apparaître une sensation. Modifier notre état émotionnel. Nous donner envie de nous rapprocher ou, au contraire, de nous éloigner. L’odorat entretient des liens étroits avec les régions cérébrales impliquées notamment dans l’émotion et la mémoire. C’est aussi ce qui rend l’expérience olfactive si particulière. Respirer. Sans chercher immédiatement ce que l’huile « signifie ». Sans décider à l’avance de ce qu’elle devrait provoquer. Sentir et observer. Qu’est-ce que cette odeur fait naître en moi ? Est-ce que mon corps se détend ou se contracte ? Est-ce qu’une émotion apparaît ? Une image ? Un souvenir ? Une envie de respirer davantage ? Ou au contraire une résistance ? L’huile essentielle change alors de rôle.

Elle n’est plus nécessairement la réponse au symptôme. Au lieu de prendre tout de suite la menthe poivrée comme réponse à un mal de tête, s'autoriser à comprendre pourquoi ce mal de tête est présent. L'huile essentielle devient alors une compagne d’exploration.


Au-delà du symptôme

C’est à partir de cette vision qu’est née mon approche Holistic Aroma. Une approche dans laquelle la personne reste au centre et dans laquelle les huiles essentielles viennent soutenir l’écoute plutôt que donner une réponse toute faite. Il ne s’agit pas d’associer systématiquement une huile à une émotion, ni de considérer qu’à chaque symptôme correspondrait une cause précise. Il s’agit plutôt de créer suffisamment d’espace pour observer ce qui est présent dans toutes ses dimensions : le corps, les émotions, les sensations, le vécu et, pour ceux à qui cette lecture parle, les dimensions énergétique et subtile. Parfois une prise de conscience apparaît. Parfois une émotion trouve enfin de la place. Parfois quelque chose que l’on ressentait confusément devient plus clair. L’objectif n’est jamais de forcer quelque chose à émerger, mais de revenir à soi suffisamment pour pouvoir écouter.




 
 
 

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